FI-LMC
Institut Bergonie
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Le traitement doit s'efforcer d'obtenir une rémission hématologique et si possible une éradication complète et durable des cellules à chromosome Ph. Plusieurs moyens sont disponibles. L’arrivée sur le marché de la 2-phényl-amino-pirymidine, Imatinib ou Glivec, a bousculé les habitudes de prise en charge de la leucémie myéloïde chronique.

Cette molécule, véritable révolution dans le traitement de l’hémopathie maligne, modifie nos stratégies thérapeutiques. Elle a eu l’autorisation de mise sur le marché pour les phases chroniques, accélérées, aiguës, pré ou non prétraitées.

 MOYENS

a) l’Imatinib ou 2-phényl-amino-pyrimidine (GLIVEC)

Se présente sous forme de gélule à 100mg donnée par la bouche.

C’est le traitement de choix de la leucémie myéloïde chronique quelque soit la forme. Le traitement est prescrit à la dose initiale de 400mg/jour tous les jours, en une prise le matin. La surveillance est hématologique, clinique, hémogramme et surtout cytogénétique et moléculaire. La prise en charge des patients ne peut se faire que par un Service d’Hématologie habilité à la prise en charge de ce type de patients.

 b) Les greffes de cellules souches hématopoïétiques

Elles gardent leurs indications en cas d’échec de l’imatinib, ou pour les sujets jeunes si les facteurs de risques sont importants et que l’on suspecte d’emblée une résistance à l’imatinib. Elles sont indiquées secondairement dans les très rares cas où le traitement par imatinib n’est pas bien toléré ou inefficace.

c) Les Interferons

L’indication des interférons dans la LMC a pratiquement disparu. On peut utiliser les interférons en association avec la cytarabine dans les cas où le patient est résistant à l’imatinib et qu’il n’ya pas de possibilité de greffe de cellules souches hématopoïétiques.

CONDUITE DU TRAITEMENT

Le traitement initial repose sur l’imatinib après avoir confirmé le diagnostic par un caryotype. La mise en place du traitement se fait par les Services d’Hématologie. La surveillance est hebdomadaire au début puis ensuite tous les mois, puis ensuite tous les 3 mois. Les risques sont peu importants, mais quelques cas d’hépatotoxicité ont été décrits, la tolérance du produit étant globalement excellente. La surveillance de l’efficacité du traitement se fait sur des ponctions de moelle à répéter tous les 6 mois avec examen cytogénétique. L’analyse moléculaire doit être faite régulièrement au début pour apprécier la réduction de la masse tumorale par l’intermédiaire du dose du transcrit Bcr-Abl.

En cas d’échec de l’imatinib, les propositions thérapeutiques sont la greffe de cellules souches hématopoïétiques, ou l’association interféron-cytarabine.


PHASE AVANCEE DE LA LMC - RESISTANCE A L'IMATINIB

Les inhibiteurs des Tyrosines Kinases de 2ème génération (Essais cliniques)

AMN 107 (Nilotinib)
Inhibiteur sélectif de BCRxABL : 20 à 50 fois plus puissant que l' Imatinib
Actif in vitro et in vivo sur tous les mutants BCR-ABL sauf T315I

BMS 354825 (Dasatinib)
Inhibiteur ABL/PDGFR/KIT + SRC
300 fois plus efficace qu' Imatinib in vitro
Efficacité sur les clones mutés sauf T315I